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Une nouvelle hausse fiscale s’annonce, et elle pourrait bien fragiliser l’un des placements les plus sûrs jusqu’ici : le compte à terme. Dès 2026, la CSG passera de 9,2 % à 10,6 %, augmentant ainsi les prélèvements sociaux appliqués sur les intérêts de votre épargne. Cette hausse n’est pas sans conséquence… surtout si vous avez prévu d’utiliser vos comptes à terme comme solution de placement sans risque. Alors, que va-t-il vraiment se passer ? Et que pouvez-vous faire pour limiter les pertes ?
Pourquoi cette hausse de la CSG vous concerne directement
La CSG (contribution sociale généralisée) est une taxe prélevée sur vos revenus, y compris ceux issus de vos placements. À partir de 2026, elle passera de 9,2 % à 10,6 %, une augmentation décidée pour contribuer au financement de la branche « autonomie » de la Sécurité sociale.
Mais attention, tous les produits d’épargne ne sont pas logés à la même enseigne. Tandis que les livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS ou le LEP resteront totalement exonérés, ce sont les comptes à terme et autres placements non réglementés qui subiront cette hausse.
Quels placements sont concernés ?
C’est là que le contraste choque. Voici ce que vous devez retenir :
- Comptes à terme : taxés à 10,6 % de CSG en 2026
- Livret A, LDDS, LEP : toujours exonérés, aucun changement
- Assurance-vie, PEA : hausse appliquée uniquement sur les gains, selon conditions
Ce traitement « à deux vitesses » surprend. Il met en lumière une politique qui favorise l’épargne réglementée au détriment d’autres produits pourtant choisis pour leur stabilité. Et ça change tout dans vos calculs.
Quel sera l’impact réel sur vos comptes à terme ?
Un recul du rendement net, c’est évident. Mais combien allez-vous vraiment perdre ? Prenons un exemple concret :
- Montant placé : 20 000 €
- Taux brut du compte à terme : 3,5 % sur un an
- Intérêts bruts générés : 700 €
Jusqu’en 2025, avec une flat tax de 30 %, vous payiez 210 € d’impôt. Vous gardiez net 490 € en poche.
En 2026, la flat tax monte à 31,4 % (à cause de la CSG à 10,6 %). Vos impôts s’élèveront à 219,80 € et votre gain net tombera à 480,20 €. Soit une perte de presque 10 € pour une seule année.
Et plus vos fonds investis sont élevés, plus l’impact sera significatif, car cette augmentation s’applique sur l’ensemble des intérêts perçus.
Pourquoi les comptes à terme sont-ils spécialement ciblés ?
Les comptes à terme offrent un rendement fixe garanti pour une durée déterminée. Ils sont utilisés pour « parquer » de l’argent de manière temporaire, sans risque de perte de capital. Mais ce sont aussi des produits sans aucun avantage fiscal particulier. Pas d’exonération, pas d’abattement.
Le gouvernement les considère donc comme des revenus du capital « purs », faciles à taxer pour collecter des fonds rapidement, sans modifier des régimes plus complexes comme l’assurance-vie.
Faut-il renoncer aux comptes à terme en 2026 ?
Pas forcément. Même si la fiscalité devient un peu moins favorable, ce placement reste utile dans de nombreux cas :
- Objectifs à court ou moyen terme comme un achat ou des travaux
- Besoin de sécurité: capital garanti, pas de risque de perte
- Rendement stable: connu dès la souscription
Et avec la hausse des taux d’intérêt ces derniers mois, de nombreux comptes à terme offrent désormais des taux bruts compétitifs. Même après 31,4 % de fiscalité, il est parfois possible d’obtenir un rendement net supérieur à l’inflation.
Comment adapter votre stratégie d’épargne ?
Avec cette fiscalité plus lourde, il devient essentiel de faire preuve de stratégie :
- Remplissez d’abord vos livrets réglementés (Livret A, LDDS) : rendements nets garantis
- Comparez les rendements nets des comptes à terme, pas seulement les taux bruts
- Pensez à l’assurance-vie ou au PEA pour épargner à plus long terme, avec des avantages fiscaux sous conditions
- Diversifiez: ne mettez pas toute votre épargne dans une seule enveloppe
Le contexte fiscal évolue, mais certaines règles restent : plus votre épargne est répartie intelligemment, plus vous pouvez protéger votre pouvoir d’achat à long terme.
Rappel : votre livret A reste intouchable
Pas de panique si vous avez placé vos économies sur un livret réglementé. La CSG à 10,6 % ne s’applique pas au Livret A, ni au LDDS, ni au LEP. Ces placements restent totalement exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux.
Conclusion : rester lucide et anticiper
La hausse de la CSG à 10,6 % en 2026 n’est pas anodine. Elle grignote directement le rendement net de vos comptes à terme. Mais ce placement reste un outil puissant de sécurité patrimoniale, tant que vous l’utilisez à bon escient.
Gardez en tête que la fiscalité est un levier comme un autre. En la surveillant de près et en ajustant votre stratégie, vous pouvez continuer à faire fructifier votre épargne sereinement. Mieux vaut anticiper que subir.












